littérature : des classiques


≡ Des aventures en papier…

Voici, dans cet article, quelques vieux classiques dans le genre, qui datent de plusieurs années, mais qui n’en sont pas moins intéressants pour autant! Des récits qui, sans aucun doute, vous tiendront en haleine! Si vous avez la chance d’en trouver en librairies de livres usagés, n’hésitez pas un instant, et achetez-le!

  • Annapurna, premier 8,000

Ma cote d’appréciation : 🌟🌟🌟🌟🌟

11

«Il est plus digne d’être vrai que d’être fort», déclarait Maurice Herzog à son retour de l’ascension d’un sommet de plus de 8000 m. Le récit se passe en 1950, dans la chaîne de l’Himalaya, où l’on suit jour après jour l’évolution de cette aventure qui marqua la planète. Pied de nez aux explorateurs étrangers qui avaient toujours échoué dans ce challenge, des aventuriers français, accompagnés de leurs sherpas, relèvent le défi. On partage la vie de ce groupe grâce au journal de bord du chef de file de cette expédition: les préparatifs, le campement dans la «vallée inconnue», les premiers contacts avec les glaciers, l’affrontement avec l’Annapurna, le Miristi Khola (la rivière de l’extrême), l’avalanche, la crevasse, la descente et le retour… sans oublier, le 3 juin 1950, une certaine journée au sommet! Judicieusement réédité par les éditions Arthaud, ce tout premier récit de Maurice Herzog, dicté dès son retour depuis l’hôpital où l’équipe était en observation, regorge d’émotion, d’humanité, d’humilité face à une expérience surhumaine. Avec ses photos d’époque en noir et blanc, ce livre est à la fois un témoignage et un passionnant reportage où tourments et joies se succèdent… jusqu’à la conclusion d’un Herzog philosophe : «Il y a d’autres Annapurna dans la vie des hommes!» 339p.

–Florent Lamontagne


  • Bataille pour le Jannu

Ma cote d’appréciation : 🌟🌟🌟🌟🌟

12

«Faire du nouveau, c’est le prétexte qu’il faut à l’alpiniste d’avant-garde pour faire éclater ses talents et ses ardeurs. Faire du nouveau, ce n’est pas seulement gravir des sommets non encore atteints, ou forcer des itinéraires non encore parcourus, mais mieux, dans ces premières, aborder des problèmes inédits.
Dans l’Himalaya, plutôt que d’aborder un des 8 000 restants, le temps nous parut venu, comme jadis dans les Alpes, de prendre le tournant de la grande difficulté. Alors les regards se tournèrent vers l’immense et impressionnante citadelle du Jannu (7 710 m) qui opposait à la fois les obstacles d’une difficulté intense et soutenue sur une grande dénivellation et ceux de la haute altitude.
Ce qu’ont été les péripéties de cette conquête, c’est à Jean Franco et à Lionel Terray de les raconter et tel est l’objet de ce livre. En le lisant, il est permis d’avancer, par une appréciation objective, que jusqu’à ce jour le Jannu est ce qui a été accompli de plus difficile et de plus audacieux dans l’Himalaya : aucune réussite ne peut, sur ce plan, lui être comparée.» 189p.

Lucien Devies.


  • Au pays des glaces éternelles

Ma cote d’appréciation : 🌟🌟🌟🌟

13

Auyuittq, un territoire immense, un paysage d’une beauté crue ou la richesse des jeux de couleurs est souligné par un silence grandiose. Voilà les contrées que nous fait découvrir cet ouvrage, en nous présentant la géologie, l’histoire de l’époque glaciaire et le climat de cette région. Il contient aussi des indications précieuses sur l’occupation humaine dans l’Île de Baffin et sur la faune et la flore. Enfin, une section fournit des renseignements et des conseils pratiques aux visiteurs du parc national Auyuittq.

Un livre pour les aventuriers, mais aussi pour les amateurs de belles photos. 223p.

J’ai même trouvé un exemplaire en format .PDF de ce livre, évidemment, gratuit!

→ Au pays des glaces éternelles ←


  • Cordillère blanche

Ma cote d’appréciation : 🌟🌟🌟🌟🌟

14

Cordillère blanche. Expédition franco-belge à la Cordillère des Andes. 1951. Récit précédé d’un poème de Jacques Prévert à la mémoire de Georges Kogan. 165p.

 

 

 

 

 

 


  • Record à l’Himalaya

Ma cote d’appréciation : 🌟🌟🌟🌟🌟

15

Claude Kogan, Raymond Lambert : deux noms chargés de gloire et de rayonnement, non seulement pour les initiés de la montagne, mais aussi pour le grand public.

Elle c’est «la femme la plus haute du monde». Lui, c’est le pionnier de l’Everest, l’homme qui a ouvert la route du «Toit du monde». Mais leur prodigieux palmarès ne suffit pas à ces insatiables. Les revoilà en route vers de nouvelles escalades.

RECORD À L’HIMALAYA, ce n’est pas seulement l’attrayant récit de leur dernière expédition, c’est le plus émouvant témoignage qu’on puisse écrire sur la conquête de la haute montagne. C’est un drame et une fresque où alternent et se côtoient le film documentaire et le journal de bord, la défaite et la victoire, le cocasse et le tragique. On y découvrira les tableaux animés de la longue marche d’approche vers les sommets, le GAURISANKAR , LE CHO OYU, jusqu’au pathétique assaut terminal dont l’intensité dramatique n’a peut-être jamais été égalé en littérature de montagne. 315p.


  • Pionniers de l’Alaska

Ma cote d’appréciation : 🌟🌟🌟🌟

16

Issus d’une longue lignée de pionniers, l’auteur et sa famille ont choisi de s’établir dans une région désolée de l’Alaska et d’y vivre des seules ressources offertes par le sol et la mer. Ils se livrent à la chasse, au piégeage des sauvagines, à a pêche. Nous les voyons en butte aux incursions de leurs irascibles voisins, les grizzlies. Avec eux, nous naviguons dans des bras de mer hérissés d’icebergs, nous chassons le phoque, nous sentons la morsure du froid, le danger des soudaines tempêtes. Narrées dans un style sobre et dépouillé, les multiples aventures de cette famille tiennent constamment le lecteur en haleine et lui communiquent la merveilleuse sensation d’avoir passé quelques heures en compagnie de gens qui peuvent se prévaloir du grand nom d’Homme. 254p.


  • Quatre hommes contre l’Everest

Ma cote d’appréciation : 🌟🌟🌟🌟

17

Eté 1957, sur la face nord de l’Eiger, la plus célèbre et la plus meurtrière paroi des Alpes, deux cordées tentent la dix-septième ascension: les Italiens Corti et Longhi, les Allemands Nothdurft et Mayer. Progressant à une lenteur incompréhensible pour ceux qui les observent au télescope, ils sont bientôt pris au piège… Afin de les arracher à l’abîme, un hallucinant sauvetage est organisé par une soixantaine de bénévoles, dont les meilleurs alpinistes du moment, comme le grand guide français Lionel Terray et l’Italien Riccardo Cassin. Du sommet de l’Eiger, l’Allemand Alfred Hellepart est descendu dans le précipice au bout d’un mince fil d’acier long de trois cents mètres… Corti sera-t-il sauvé à temps? Longhi survivra-t-il à son neuvième bivouac passé dans la paroi? Et qu’est devenue la cordée allemande? Quatre hommes sur l’Eiger est l’histoire fidèle de cette ascension folle, infernale, impossible, et de ce sauvetage héroïque et unique dans l’histoire. Double récit donc: d’un côté des sauveteurs bénévoles, admirables d’abnégation et de courage, qui se heurtent à l’indifférence, voire à l’hostilité des guides locaux, mais aussi à leurs improvisations; de l’autre quatre hommes pris dans la tourmente, réunis par la nécessité, luttant de toutes leurs forces pour survivre. C’est, heure par heure, le récit des fautes, des accidents, du désespoir des quatre hommes, des efforts incroyables des sauveteurs, de leurs doutes et de leurs difficultés, le tout sous l’œil avide des reporters. Le journaliste américain Jack Olsen a mené tambour battant son enquête sur le plus vaste sauvetage jamais organisé en haute montagne. Un véritable « polar » alpin, mais où tout est véridique. Jusqu’aux dernières découvertes, quatre ans après le drame… 254p.


  • Huit femmes pour un pôle

Ma cote d’appréciation : 🌟🌟🌟🌟

18

Printemps 1986 : huit femmes, françaises et canadiennes, se sont lancées dans une extraordinaire aventure. Deux veillent à la radio au camp de base tandis que les six autres marchent sur la banquise. Tirant leur traîneau, elles forcent le passage de crête en crête, de chaos en chaos, de chenal en chenal, gagnant mètre par mètre les kilomètres vers le nord.

Un pari fou, un itinéraire jamais emprunté (Spitsberg-Pôle) et pour la première fois dans l’histoire des pôles, une équipe entièrement féminine. Elles marchent, luttent, survivent dans ce milieu par définition inhumain et totalement inflexible. C’est l’exploit sportif au service de la Science. Elles sont venues étudier le courant de dérive transpolaire qui mène les glaces de Sibérie au Groenland. Elles ont choisi de remonter l’immense tapis roulant qui défile sous leurs pieds : inexorablement, pendant deux mois, jour après jour, la dérive va les repousser vers le sud. A intervalles réguliers, les femmes pour un pôle déposent des balises Argos qui seront suivies par satellite et permettront de connaître mieux les mouvements de la banquise. En plus des observations glaciologiques, une importante recherche médicale et psychologique est réalisée sur le groupe.

C’est l’aventure véritable que ce périple au bout du monde, que ce voyage au bout de soi-même. Sous la plume du chef d’expédition, ce récit passionnant, vibrant d’authenticité, tout empreint d’émotion mais aussi de drôlerie, entraîne le lecteur du rire aux larmes, lui permettant de revivre, au cœur de cette équipe soudée par l’amitié, une extraordinaire leçon de courage et d’humilité. 371p.


  • Au Congo jusqu’au cou

Ma cote d’appréciation : 🌟🌟🌟

19

Une aventure exaltante dans la forêt dense, où l’auteur et ses camarades partagent totalement, pendant trois mois la vie des tribus les plus primitives. Un reportage passionnant dur la vie des Pygmées du Congo, dont certains n’avaient jamais rencontré de Blancs. Un drame, au milieu de la forêt inondée, dans une nature à la fois fascinante et terrifiante. Un drame qui a l’auteur et ses compagnons pour acteurs, et dont la faim, la boue, la peur, les myriades d’insectes et la jungle forment le décor. Au Congo jusqu’au cou : un récit authentique d’une exploration exceptionnelle par quatre garçons, dont le plus vieux n’avait pas 20 ans… 190p.

 


  • Bornéo

Ma cote d’appréciation : 🌟🌟🌟

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La jungle de Bornéo, l’une des plus terrifiantes du monde, mante religieuse superbe, invaincue. Au plus profond de cet océan végétal, un point blanc sur la carte, qu’il s’agit d’atteindre, territoire inviolé où vivent des coupeurs de tête…
Trois jeunes hommes blancs et neuf porteurs. Et puis, un certain jour, les trois Européens seuls, car les porteurs ont disparu, emportant les vivres. Alors, l’inconnu, la terreur, la solitude – ils sont contraints de se séparer. Alors, le délire, presque la folie, dans les entrailles obscures de la jungle-femelle…
De ce passage en enfer, Douchan Gersi a rapporté un récit fantastique, qui transporte le lecteur au-delà de l’imaginable.
Une très grande aventure. 271p.

 

 

Signature


TrsJD

 

 

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