témoignage : la folle expédition de Martin Trahan


Martin Trahan entamera sa troisième expédition

Photo courtoisie : Paul Boucher
Photo courtoisie : Paul Boucher

Après les Chemins de l’or bleu en 2015 et Pull of the North en 2016, le Montréalais Martin Trahan prendra part à l’expédition Coursing through America, lors de laquelle il pagaiera plus de 7000 kilomètres en 210 jours à travers les États-Unis.

Martin Trahan en a fait du chemin en trois ans ! À notre première rencontre, il racontait comment il avait dû lancer une annonce un peu naïve sur un groupe de canoteurs pour monter une équipe de six volontaires prêts à tout lâcher pendant six mois pour parcourir les 7000 kilomètres entre Montréal et Inuvik.

«Cette aventure devait être le rêve d’une vie, puis c’est devenu un mode de vie», raconte l’homme de 37 ans.

Figure bien connue du monde du canot et de l’aventure au Québec, Martin Trahan paraît calme et confiant, une semaine avant le départ pour sa troisième expédition d’envergure.

Au programme : traverser les États-Unis d’ouest en est via le bassin fluvial Missouri-Mississippi en canot. Un périple de plus de 7650 kilomètres, incluant 600 km en portage à travers les Rocheuses.

Une expédition avant un exploit

La saison des ouragans sur le golfe du Mexique, la faune plus dangereuse du Midwest américain, avec lequel il s’avoue peu familier, et la distance étourdissante où l’inconnu prendra forcément beaucoup de place ne lui coûtent pas des heures de sommeil en moins.

Ce qui le stresse, ce sont les rénovations qui s’éternisent à la résidence de sa grand-mère de 99 ans, dont il est l’aidant naturel, ou le déménagement de son appartement.

«En expédition, il n’y a aucun stress», dit Martin.

Se lever, se nourrir, pagayer, admirer, et recommencer pendant des semaines et des mois.

Martin Trahan ne vise aucun chrono. Il n’est pas non plus à la recherche de record.

«Je ne suis même pas un athlète. Tout ce que j’aime, c’est d’être sur l’eau. Tant mieux si j’y suis plus longtemps», dit le canoteur. Plus l’expédition est longue, mieux je suis.

Partir six mois ne lui fait pas peur. Ni un an ni deux ni même trois, comme le canoéiste américain Verlen Kruger, qui lui a inspiré Coursing through America.

«Ce serait dans les plans dans les années à venir, explique Martin Trahan. Le défi demeure de trouver un coéquipier, parce qu’il n’est pas question pour moi de faire une expédition seul.»

Et rares sont les personnes prêtes à partir loin des leurs, loin de tout, aussi longtemps.

L’appel de l’aventure

«Ce n’est pas de la fuite», ajoute Martin en parlant de sa passion pour tout laisser en plan pendant des mois afin de renouer avec le calme de la nature. Martin Trahan adore son métier en santé, et il aime la vie à Montréal.

Mais l’appel de l’aventure est puissant.

«Il n’y a rien comme se retrouver sur l’eau, découvrir un pays par ses voies navigables et aller à la rencontre des gens qui l’habitent», dit l’aventurier.

Quitter pour mieux rencontrer

Pendant son aventure, des canoteurs pourront se joindre à lui et à sa collègue d’expédition, Jullian Brown, photographe d’aventure qui documentera leur périple. Le duo s’approvisionnera aussi dans plusieurs villages et ne boudera pas les invitations pour des douches chaudes chez l’habitant.

Ces rencontres, fortuites ou planifiées, seraient la véritable richesse de son aventure.

«À ma première expédition, je suis parti en me disant qu’on allait être seul et isolé, et cette idée m’enchantait. Puis je me suis surpris à considérer toutes les rencontres comme les moments forts de l’expédition», conclut Martin Trahan.

Coursing through America : L’expédition

En orange : canot, En bleu : portage
En orange : canot, En bleu : portage

Départ : Astoria, Oregon        Arrivée : Miami, Floride


Nombre de canoteurs : 2      Distance : 7650 km


Durée : environ 210 jours


Plus long portage : 600 km à travers les Rocheuses


À surveiller : les serpents venimeux et les grizzlis


Calories nécessaires par jour : environ 4000


Kilométrage quotidien selon les conditions : 75 km


Un défi : l’approvisionnement en eau, alors que la qualité de l’eau des rivières américaines ne permet pas leur consommation, même purifiée.


Pour suivre l’aventure : coursingthroughamerica.com

Source : le Journal de Montréal


TrsJD

 

 

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